Définir le bonheur

Quand on parle de bonheur, on parle de quoi exactement ? Comment définir ce qui pour certains semble s’incarner régulièrement dans leur quotidien et qui pour d’autres reste une quête permanente ? Parlons-nous bien de la même chose ?

Et si le bonheur était pluriel …ou du moins complexe ?

A vrai dire, les recherches en matière de psychologie positive identifient deux composantes du bonheur (hédonique et eudémonique) complémentaires entre elles dans notre ressenti à propos du bonheur, et même une troisième, liée à l’engagement.

Le bonheur hédonique

C’est le côté subjectif du bonheur, notre bien-être personnel, notre satisfaction par rapport à notre vie et ce qu’elle nous apporte. On parle là d’une vie plaisante, faite d’un maximum d’expériences positives et du moins de douleur ou de souffrance possible. En Asie, on aura davantage tendance à placer dans cette catégorie la paix intérieure et de l’esprit, l’harmonie de l’être. Il y a dans cette facette la dimension émotionnelle (les affects positifs que l’on veut augmenter et les négatifs à limiter) et la dimension cognitive (les jugements ou évaluations par rapport à des satisfactions globales ou spécifiques).

Le bonheur eudémonique

Ce terme fait référence au daimon d’Aristote, le « vrai soi » avec lequel nous devrions vivre en accord pour être heureux. Il s’agit de la perception du sens profond de notre vie, notre utilité pour les autres et la société, leur reconnaissance à notre égard, ce que l’on donne à la vie en quelque sorte… Que ce soit notre profession, du bénévolat, notre rôle de parents, ce qui fait la différence entre subir et apprécier notre activité, c’est la conscience d’aller au-delà de nous-même.

La pyramide de Maslow, qui hiérarchise sur cinq niveaux principaux les besoins de l’individu, nous donne un bon aperçu de ce qui nous motive et nous manque une fois chaque niveau de besoin franchi.

Et l’engagement dans tout ça ?

C’est la cerise sur le gâteau, le sentiment de plénitude, d’immersion totale dans ce que l’on fait et la satisfaction quasi-permanente de se sentir en cohérence totale entre ses aspirations et son activité.

Une vie creuse ou une vie pleine ?

Si l’on ne ressent qu’un de ces aspects, en général le premier, on peut en effet avoir un sentiment de vacuité, et tomber dans une course au matérialisme pour compenser le manque de sens par des « récompenses » que l’on s’achète à défaut qu’elles nous soient octroyées par les autres.

C’est le cumul de ces deux – voire trois – orientations qui permet d’avoir un ressenti de « vie pleine », de bonheur véritable.

Il est important de bien doser les différentes dimensions du bonheur car ne se maintenir que dans une seule d’entre elles nous enferme soit dans l’égoïsme ou l’individualisme total soit dans l’abnégation qui peut aller jusqu’au sacrifice.

Une des pistes de rééquilibrage est alors de capitaliser sur les points forts de notre personnalité et de nos compétences pour les utiliser sur tous ces plans et rendre notre vie plus satisfaisante, signifiante et engagée.

Faites le test vous-même : en pensant à votre vie, avez-vous un sentiment d’équilibre entre bonheur hédonique et eudémonique, entre les plaisirs à court terme et votre utilité à long terme ?

Si ce n’est pas le cas, vous êtes en tout cas sur la bonne voie pour corriger cela, en commençant par en prendre conscience 🙂

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